La publicité faite sur ce statut amène à penser qu’il est simple comme bonjour d’être auto-entrepreneur. C’est la plupart du temps (mais pas toujours !) plus simple que de créer une EURL ou une SASU. C’est moins compliqué à gérer qu’une société, et surtout moins onéreux. Néanmoins, tout créateur d’auto-entreprise doit tout de même faire une étude préalable afin de vérifier si son projet est viable. Quid du business plan ? Quid de l’étude de la fiscalité ? Quid du plan de marketing ? Quid de la stratégie de développement ? Quid de la question de l’après auto-entreprise ? Tant de questions qui sont pour la plupart du temps laissées de côté ! Et pourtant, elles sont essentielles si vous souhaitez voir votre petite entreprise vivre et grandir…

Se déclarer auto-entrepreneur peut parfois devenir un vrai casse-tête. « Faites votre déclaration sur le site lautoentrepreneur.fr » qu’il disait le monsieur de la Chambre des Métiers ! Vous vous exécutez donc. Par chance, et comme vous êtes suspicieux, vous prenez l’option de porter vous-même les documents demandés à l’adresse indiquée, plutôt que de les envoyer par courrier. Et là, patatras, on vous apprend que le formulaire n’est pas le bon (pourtant celui imposé par le site officiel), qu’il faut en remplir un autre. Et parfois même, en fonction de l’activité, le gentil monsieur de la Chambre des Métiers vous enverra vers la gentille madame de la Chambre du commerce ! Faudrait savoir… mais ils ne savent pas… Il vous en coûtera donc parfois plus de cinq minutes pour faire enregistrer votre auto-entreprise.

Par la suite, vous devrez faire vos déclarations de chiffres d’affaires. Que vous ayez opté pour la déclaration mensuelle ou trimestrielle, vous devrez suivre un calendrier. Jusque-là, c’est assez simple, sauf pour votre première déclaration ! Elle répond à une logique bien pensée mais pas forcément très simple à comprendre pour qui n’a pas d’affinité avec les dates ! Il vous faudra aussi ventiler votre chiffre d’affaires en fonction que vous faites du service ou de la vente, en y appliquant les taux adéquats. Et cela se complique encore avec la modification des charges sociales au 1er janvier 2013

Les experts d’Alternatum Office remarquent aussi souvent que l’auto-entrepreneur ne comprend pas très bien dans sa globalité la notion de charges sur le chiffre d’affaires et non sur le bénéfice. Et pourtant, cela change tout. Par exemple, si un auto-entrepreneur peut légalement engager une personne, financièrement c’est presque du suicide : vous paierez les charges patronales sans pouvoir les déduire de votre chiffre d’affaires plafonné de surcroît, or vous paierez vos charges sur ce dernier et non sur votre bénéfice.

Et n’oubliez pas, en tant qu’entrepreneur individuel, l’auto-entrepreneur a une responsabilité illimitée sur les dettes contractées qu’il devra rembourser jusqu’au dernier centime.

Créer et gérer une auto-entreprise, ce n’est pas toujours simple. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère ou sur un coup de tête, comme certains créateurs nous disent l’avoir fait. Si ce statut permet à beaucoup de personnes de se lancer et de tester leur activité, il convient tout de même de le choisir avec précaution.